Aventures locales

Montréal, je te quitte

Janvier 2016

Montréal, je te quitte

Pour revenir…possiblement, dans 6 mois, un an, deux ans… je ne sais, mais comme le refrain le dit si bien « je reviendrais à Montréal… »

Tu es parfois fascinante, parfois décevante, mais souvent surprenante et rarement ennuyante.

Laideur et beauté se marient, avec en ton cœur un magnifique mont boisé.

Tu es à l’image de ceux et celles qui l’habitent, qui la gèrent, qui la bâtissent, qui la façonnent.

Je déteste tes nids de poules et tes façades placardées. On se passerait bien aussi de tes trottoirs gelés en hiver, de tes dealers et de tes squigies. J’aime te voir renaître à chaque printemps et te colorer de tes érables magnifiques à l’automne.  Une de tes grandes richesses est la diversité des individus et de tes restaurants aux influences des quatre coins du monde.

Tu es à l’image des mafieux, des corrompus, des destructeurs, des irresponsables, mais aussi des créateurs, des écolos, des penseurs, des entrepeneurs et des rêveurs.Mont-Royal, matin du départ

Je pourrais écrire des pages et des pages sur ta pièce maitresse, le Mont-Royal, comme je pouvais y passer des heures et des heures sans jamais me lasser, été comme hiver. C’est un joyau, un havre de douceur, loin des nuisances urbaines, même si entouré d’édifices en tout genre. Sa verdure nous offre ses biens faits, fraicheur en été, air purifié, carbonne séquestré, eau absorbée et j’en passe, une richesse inestimable. En hiver, tes sentiers nous donnent l’impression d’être à milles lieux de la ville.

 

Te quitter, c’est aussi laisseDernière soirée d'aurevoir chez Nathr derrière moi des amis de tous âges et nationalités, certains que je fréquente même depuis plus de 20 ans…mais les amis, les « vrais » c’est pour la vie, alors je me rassure en me disant que je ne fais que m’éloigner pour à un moment les retrouver, là-bas, ici , ou ailleurs.

Si on a relativement une bonne idée de ce que l’on quitte, on ne connait que très peu sur ce qui nous attend, ce nouveau « chez soi » où là aussi, il faudra composer avec satisfactions et frustrations.  Et comme avec une nouvelle relation amoureuse, commenceront alors les comparaisons avec la précédente ….



Publié à 19:07, le 28 avril 2016, Montréal
Mots clefs : mont-royalmontréal


Art moderne ou Art contemporain ?

Avec Jean-Michel Basquiat et Jeff Koons (voir mon article Page de culture sur la sculpture), Christopher Wool est l’un des artistes contemporains qui se vend le mieux aux États-Unis ces jours-ci.  C’est le travail de ce dernier qui m’a fait réfléchir sur mon appréciation de l’art contemporain.

Je dois reconnaître que je ne vais que rarement au musée d’art contemporain de Montréal (MCAM), par contre j’ai toujours grand plaisir à franchir les portes du Musée de beaux arts (MBAM). Je remarque d’ailleurs que ce dernier expose quelques œuvres qui à mon avis auraient plus leur place dans le premier. Autrement dit, j’ai tendance à reléguer toute œuvre dite contemporaine au MCAM.

Mais comment classifie-t-on une œuvre contemporaine d’une autre ?

On peut lire sur Wikipédia, que la notion d'« art contemporain » voudrait affirmer son indépendance non seulement par rapport à la notion d'arts dits « classiques », par rapport aux « beaux-arts » et à ses catégories (peinture, sculpture, etc.), mais aussi par rapport à la notion de manière « moderne ». La manière contemporaine s’inscrit dans la suite de l’« art moderne » et voudrait mettre, en quelque sorte, fin à celle-ci. À la recherche formelle du Beau succèdent des voies de recherche esthétiques nouvelles, dont les plus radicales, art conceptuel, minimalisme, performance, art corporel, modifient durablement la signification et la perception de l'art, qui s'oriente parfois dans des voies à première vue hermétiques aux non-initiés. « L'art contemporain se dit conceptuel, c'est-à-dire que, partant d'un concept, on arrive à procurer une sensation. »

L’art moderne correspond donc à la période 1850-1945, avec entre autres l’impressionnisme, le cubisme et le fauvisme et l’art contemporain qui commencerait dans les années 60 pour se poursuivre jusqu’à aujourd’hui.

Vous avez surement déjà entendu des personnes dire que les carrés de couleur ou les lignes horizontales et autres formes géométriques tout comme les « gribouillis » ne sont pas de l’Art et qu’eux-mêmes ou leurs enfants en bas âge pourraient en faire autant…..je dois reconnaître que ce n’est pas souvent facile de les contredire. Et quand on voit certaines de ces œuvres se transiger dans les 6 ou même 7 chiffres, on ne comprend plus très bien s’il s’agit d’un courant artistique extraordinaire ou d’une pure spéculation à laquelle les traders de la finance nous ont si bien habitués.

Alors si le MBAM fait 3 fois plus d’entrées que le MACM (l’exposition Chihuly, à couper le souffle! avec ses 250 000 visiteurs à elle seule, un record pour le musée, a fait plus d’entrées que le MCAM en une année) est-ce parce qu’il expose de l’art « populaire » , j’entends par là, à la portée de tous et donc attirant les foules de tous âges et milieux sociaux, ou est-ce tout simplement parce qu’il expose un Art qui fait encore du sens aux yeux de la grande majorité ?

L’art contemporain serait-il réservé à une élite intellectuelle qui aime se torturer l’esprit en tentant d’interpréter ce que l’artiste cherche à exprimer ou peut être tout simplement y retrouver un peu du chaos émotionnel que nos vies modernes infligent ……

Mais revenons à ce Christopher Wool…j’ai trouvé en faisant une recherche sur le web, un T-shirt avec pour message écrit dessus « Fuck Christopher Wool », dans le même style que sa série fort populaire de messages provocateurs.  Je dois avouer que si ce produit avait été de sa propre création, alors je lui reconnaîtrais un talent d’autocritique, mais après une courte recherche je constate qu’il s’agit du travail d’un certain, Bonno van Doorn, voulant décrier, j’imagine, le non sens de l’ensemble de l’œuvre de Wool, à quoi je serais porté de dire Bravo !

Je ne cherche pas à faire le procès de l’Art contemporain, ou de certains artistes dits contemporains, ce serait faire abstraction des multiples récits d’artistes incompris à leur époque (Avant-gardistes de tous les temps) et révélés comme des génies et précurseurs du monde artistique des décennies plus tard.  Mais force est de constater qu’il y a de plus en plus d’artistes  qui de leur vivant deviennent des millionnaires avec une réputation internationale, le tout reposant sur une créativité plus que douteuse.

D’ailleurs si on fait le bilan de l’année 2013, on constate que le marché de l’Art continu de progresser à mesure que de nouvelles fortunes se créent et que d’autres s’accentuent. Après le record en 2012 pour le tableau du Cri d'Edvard Munch (120 m$ frais inclus), en 2013 de nouveaux records sont établis. Un individu déboursait plus de 142 m$ pour les Trois études de Lucian Freud, œuvre de Francis Bacon.

Parmi les contemporains encore en vie, Jeff Koons voyait son œuvre le Balloon Dog
(Orange) se transiger pour 52 m$. Du côté asiatique, alors que Pékin et Hong Kong font partis aujourd’hui des principales places du marché de l’art contemporain, Zeng Fanzhi est devenu l'artiste contemporain chinois le plus coté et s'inscrit dans le Top 5 des artistes contemporains internationaux. Son tableau intitulé The Last Supper fut adjugé en octobre dernier pour plus de 23 m$.

 

 

 

 

 

 

Plus modestement, mais tout aussi notable, au Canada l’œuvre d’Émily Carr The Crazy Stair battait plusieurs records avec une enchère finale, chez Heffel, à 3,4 m$ soit le record de vente pour cette artiste et aussi pour une œuvre d'une artiste féminine canadienne.

Quant à Christopher Wool, sa cote s'est enflammée de 1 300 % depuis 2003 et il tient en 2013 un nouveau record d'enchère avec Apocalypse Now vendue 26,5 m$ frais inclus…Sans commentaire.

« Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez-en » dit-on…..Autrement dit je suis entrain de lui donner de la visibilité et très certainement son travail va interpeler certains d’entre-vous. Et « c’est ben correc » ainsi, car tous les goûts sont dans la nature, et pour ma part il n’est pas dit que dans 10 ou 20 ans je ne prendrai pas plaisir à observer ses œuvres.

Tout cela dit, les propos de la critique d’art chinoise Penny Liu du Harper's Bazaar Art, faisant référence au nouveau record pour l’œuvre de Zeng Fanzhi, me semblent fort à propos. Celle-ci s'inquiète que ce prix puisse ébranler la paix intérieure de l'artiste, et elle ajoute qu’il est possible que seul le record reste dans les mémoires, au détriment de son œuvre, qui joue pourtant in rôle important dans l'histoire de l'art contemporain chinois.

Il reste une question primordiale : L’Art contemporain cèdera-t-il sa place à une autre période artistique ? Cela est-il même possible, car après-tout « contemporain » signifie du temps présent ou actuel.

En souhaitant que cet article vous ait donné envie de découvrir de nouveaux artistes, de forger votre propre opinion et surtout de continuer à visiter galeries et musées…pour le plaisir des yeux, mais aussi pour vivre de nouvelles émotions, de nouvelles sensations.

Frédéric M.

Sources : Artprice, Wikipédia et divers sites internet sur le thème de l’Art.



Publié à 20:55, le 5 janvier 2014, Montréal
Mots clefs : art moderneart contemporain


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